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Giacometti

Giacometti, de Londres à Paris

Cet été, deux très belles expositions proposent de (re)voir l’oeuvre de Giacometti. A la Modern Tate de Londres, une grande rétrospective sur Giacometti sculpteur fait écho à l’exposition Derain, Balthus, Giacometti — une amitié artistique au Musée d’Art de Moderne de la Ville de Paris. Deux capitales, deux visites incontournables si vous avez la chance de passer dans ces villes cet été.

A Londres
Giacometti est très célèbre en tant que  sculpteur, peintre et dessinateur. Les figures allongées, statues emblématiques de son travail sont évidemment présentes, mais l’exposition dévoile aussi des plâtres et des dessins rarement exposés. Cette ambitieuse rétrospective met en lumière l’évolution de la carrière de l’artiste en cours de cinq décennies ; des premières oeuvres telle que Tête de Femme (1926) jusqu’aux fameuses sculptures de bronze telle l’Homme qui Marche (1960), affirmant ainsi la place de Giacometti aux côtés de Matisse, Picasso ou encore Degas comme l’un des grands peintres-sculpteurs du XXe siècle. Un accès inégalé à l’ensemble de son travail (250 pièces présentées) grâce à l’extraordinaire collection et les archives de la Fondation Alberto et Annette Giacometti.

Tate Modern
Giacometti, jusqu’au 10 septembre 2017
Du dimanche au jeudi 10h00–18h00
Du vendredi au dimanche 10h00–22h00
Bankside, London SE1 9TG

 

A Paris
Le Musée d’Art moderne de la Ville de Paris présente une exposition intéressante explorant l’amitié entre trois grands artistes du XXe siècle : André Derain (1880-1954), Balthus (1908-2001) et Alberto Giacometti (1901-1966).
L’exposition présente une sélection de plus de 350 œuvres, principalement centrée sur les années 1930 à 1960. Elle permet de revoir la part la plus importante de l’œuvre de Derain (qui n’a pas été présentée à Paris depuis plus de vingt ans avec la rétrospective en 1995 au MAM), de revoir Balthus, (depuis 1983 la rétrospective du Centre Pompidou) tout en portant un nouveau regard sur Giacometti.
L’exposition se découpe en 8 séquences et débute avec leur regard commun vers la tradition figurative et les primitivismes d’où naissent des métissages singuliers (Le regard culturel). Elle se poursuit avec leurs paysages et leurs natures mortes qui interrogent les codes du néoclassicisme (Vies silencieuses). Puis propose les portraits croisés de leurs amis, modèles et mécènes communs (Les modèles). Nous entraîne ensuite dans un monde ludique, celui de l’enfance et du divertissement où se mêlent mélancolie, duplicité et cruauté (Jouer, la patience). Puis un Entracte nous fait entrer dans le monde du spectacle où les artistes se font décorateurs. Les projets de scénographie et de costumes sont l’occasion d’explorer les liens entre spectacle, peinture et sculpture. Ensuite, Giacometti ouvre un monde onirique avec Le rêve – visions de l’inconnu dans lequel Derain et Balthus réactualisent le thème de la femme endormie et du rêve, entre fantasme et réalité. Les artistes expriment leurs doutes et leurs interrogations au cœur du « lieu du métier » (A contretemps dans l’atelier), quand tous trois explorent « les possibilités du réel » face à la tragédie du temps (La griffe sombre). Enfin, Balthus clôt la visite en nous invitant dans le présent avec sa thématique du Peintre et son modèle.

Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris
Derain, Balthus, Giacometti, une amitié artistique, jusqu’au 29 octobre 2017
Du mardi au dimanche 10h00–18h00

Nocturne le jeudi jusqu’à 22h (expositions uniquement)
11 Avenue du Président Wilson – 75116 Paris

peinture "garden" de David Hockney

David Hockney s’expose à Paris

Après quelques mois passés à la Tate Modern de Londres, la retrospective David Hockney arrive au Centre Pompidou à Paris.
Du 21 juin au 23 octobre, on plonge dans la joie des couleurs et des piscines du peintre anglais avec plus de 160 peintures. L’expo parfaite par temps de canicule !

Né en 1937 et a bientôt 80 ans, David Hockney n’a rien perdu de sa fraîcheur. A travers cette belle rétrospective, le peintre anglais s’empare d’une palette riche et nous transmet sa joie de vivre. Avec ses couleurs acidulées, ses paysages et ses portraits, il nous invite à un voyage mêlant peinture, photographie et vidéo, entre son Yorkshire natal et la Californie, entre jardins verdoyants et piscines turquoises mondialement connues.

« Je préfère vivre en couleurs. »

Couleurs attirantes à la façon d’un Matisse, pour peindre des paysages et jardins flamboyants. Perspectives faussées pour donner une meilleure vision d’ensemble. Nous sommes bien éloigné des courants les plus-avant-gardistes, mais David Hockney pratique un art figuratif presque expressionniste. Un optimisme à contre-courant qui nous va bien et qui nous communique du bonheur à l’état pur.

Couleurs écrasantes d’une Californie solaire, idyllique et hédoniste où le peintre vivra une grande partie sa vie. C’est le temps des mâles bronzés, de la fraîcheur des piscines bleues (Pool Paintings) et du célèbre A Bigger Splash (1967) — un chef d’oeuvre incontesté. C’est aussi la découverte du papier teinté dans la masse et une petite salle est dédiée au « Paper Pool » : grandes feuilles assemblées et mises bout à bout pour former un format magistral.

 

A Bigger Splash par David Hockney

A Bigger Splash, 1967

 

Portrait of an Artist (Pool with Two Figures), 1972

 

David Hockney, papiers teintés dans la masse

 

« Il n’existe rien de plus intéressant qu’un visage. »

Dessins, croquis, esquisses à l’encre et au crayon ; doubles portraits somptueux où le peintre révèle le lien des couples ; assemblages de photos à la manière des cubistes (et une vraie admiration pour Pablo Picasso au passage)… La figure humaine est aussi une source d’inspiration inépuisable pour le peintre. Il cherche à approcher la vérité de ses modèles qui sont tous des intimes, des amis ou de la famille (Peter Schlesinger, son amant, Ossie Clark, couturier, Celia Birtwell, son amie de toujours…).

Christopher Isherwood and Don Bachardy, 1968

 

« Certains trouvent mon œuvre un peu décousue, mais je pense qu’il y a une continuité, dans la manière d’envisager le temps et l’espace. Le temps est élastique et je joue avec ça. »

Self Portrait, 1954

David Hockney
du 21 juin au 23 octobre 2017
Centre Pompidou, Paris 4e

street generations affiche de l'exposition

STREET GENERATION(s), 40 ans d’art urbain

Exposition Street Generation(s), 40 ans d’art urbain
Prolongations jusqu’au 9 juillet 2017

Via les oeuvres de près de 50 artistes (Seen, Futura, Nasty, Jonone, Space Invader, Os Gemeos, Bansky, JR, Keith Haring, Miss.Tic et bien d’autres…), l’exposition présente des archives photographiques, des oeuvres issues de collection particulières et jamais présentées et même des interventions in situ à La Condition Publique, ce sont 40 ans de street art et d’art urbain qui s’offrent à nous. Un véritable panorama de ce mouvement riche et foisonnant.

Avec les précurseurs des années 70-80, c’est toute une culture et des talents qui ont émergent, créant ainsi un incroyable mouvement, esthétiquement riche et fédérateur. A près de 40 ans, le Street Art apparaît aujourd’hui sans conteste comme un mouvement artistique important de la fin du 20e siècle et du début du 21e . Une histoire commune qui s’est écrite peu à peu, un système de valeurs partagé et un corpus artistique solide existent bel et bien et le font entrer dans l’Histoire de l’Art.

C’est aussi l’occasion de découvrir une lieu unique et vraiment sympa : La Condition Publique, à Roubaix, à l’identité visuelle forte et graphique.

 

street generations photos de l'expo à Roubaix

logo la condition publique

Infos pratiques
Du mercredi au dimanche de 13h à 19h
Tarifs : 5/3 €/Gratuit -18ans et minima sociaux
14, Place Faidherbe, Roubaix
Tram, Métro : Eurotéléport (direct depuis la gare de Lille Flandres ou Europe)
Liane4 – V’Lille : la Condition Publique

Le chouette restaurant « L’Alimentation »
Ouvert du mercredi au samedi de 1midi à 14 heures.

Tous les artistes :
Jef Aérosol, Ash, André, A-One, Banksy, Tarek Benaoum, Blek le Rat, C215, Crash, DFace, Dondi, Dran, Shepard Fairey, FAILE, Futura, Keith Haring, JayOne, JonOne, JR, Katre, Kaws, L’Atlas, LUDO, Barry Mc Gee, Miss.Tic, Mode 2, Steve More, Nasty, Os Gemeos, Psyckoze, Quik, Rero, Remi Rough, Seen, Seth, SKKI, Space Invader, Swoon, TANC, VHILS, Jacques Villeglé, Nick Walker, West, YZ, Zevs, Zhang Dali, Zlotykamien…
Photos : Stephane Bisseuil, Ian cox, Yoshi Omori. OUTSIDERS : – Des friches et des lettres – Spazm, EROR729, Zuba, Benjamin Duquenne, – $.A.CREW – NORD, 2KOA, Recidivism et Sore, – MADE156 – BOULAONE, JONONE, MIKOSTIC, – DBA CREW – APLICKONE, SPECIO, TOXICK, ISHAM.
Commissariat d’exposition : Magda Danysz

 

Eloge de la couleur : design, architecture et graphisme

Cette année, le Centre Pompidou fête ses 40 ans en beauté avec une série inédite d’expositions et d’événement en France. La Piscine (de Roubaix) accueille ainsi Eloge de la Couleur, une belle exposition dédiée à la couleur appliquée au paysage et à l’urbanisme, au design et à l’architecture, mais également au graphisme.

Eloge de la couleur, une exposition anniversaire des 40 ans du Centre Pompidou à La Piscine de Roubaix

Le colorisme-conseil est né dans l’immédiateté de l’après-guerre grâce à des pionniers de la couleur comme Jacques Fillacier, Georges Patrix ou encore Bernard Lassus. Mais cette nouvelle profession à la croisée de l’architecture et du design va connaître un véritable essor dans les années 70 avec les travaux d’André Lemmonier, Jean-Philippe Lenclos, Michel et France Cler, Victor Grillo, Dan Reisinger, Fabio Rieti, Ryoichi Shigeta… seconde génération de coloristes.

Eloge de la couleur, une exposition anniversaire des 40 ans du Centre Pompidou à La Piscine de Roubaix

La diversité de leurs approches plastiques permet de révéler une multitude de variations : traitement paysager de la couleur, design d’espace aux motifs supergraphiques, art monumental… et la couleur devient progressivement un outil primordial dans la conception des produits industriels.

Depuis 1997, le Centre Pompidou a acquis un fonds représentatif de l’éclectisme des oeuvres de ces coloristes. Pour la première fois, cet ensemble est présenté au public à La Piscine – Musée d’art et d’industrie André Diligent. Une part méconnue de l’histoire de l’architecture et du design de la seconde moitié du XXe siècle se dévoile !

Eloge de la couleur, une exposition anniversaire des 40 ans du Centre Pompidou à La Piscine de Roubaix

Coup de coeur pour l’oeuvre de Ryoichi Shigeta Cheminée des usines Dainichi Seika, Tokyo, 1969, maquette en carton peint (don de l’artiste en 2010) qui ouvre l’exposition.
Le peintre japonais a séjourné de 1958 à 1964 à Paris, puis à Boston, pour revenir au Japon en 1966 où il exposera ses premières recherches de compositions peintes sur des surfaces rondes. C’est en 1969 que l’industriel Masaomi Unagami, directeur du groupe Dainichi Seika, lui proposera de développer ses recherches sur les cheminées de l’usine. Ryoichi Shigeta transpose alors le regard qu’il porte sur les ornements des poteries japonaises traditionnelles sur cette architecture industrielle. Les grands motifs et les contrastes de couleurs complémentaires orange et bleu viennent déstructurer les volumes des deux cheminées. Traitées dans un esprit très graphique, le peintre en fait alors de beaux signaux chromatiques dans le paysage industriel de la ville de Tokyo.


Eloge de la Couleur
Du 1er avril au 11 juin 2017
Roubaix – La Piscine
23 rue de l’Espérance 59100 Roubaix
roubaix-lapiscine.com

Crédit photo : Aude & Collection Centre Pompidou, Mnam-Cci, Paris

Ring My Bell

Pâques est passée, mais les cloches sont encore dans tous leurs états ! En effet, l’Ecole d’Art de Douai, en partenariat avec le Musée La Piscine de Roubaix, présente une série d’oeuvres de céramistes créées pour la 2e édition du prix de céramique de petite forme, Expression Terre. 

Légende: Marie SAMSON … Petits puits sonores aux lignes pures et géométriques, design et poésie pour cloches à poser, Prix du jury 2015, Coulage et travail à la plaque, porcelaine émaillée et cordon coton, cuisson four électrique.

Ce prix, initié par l’Ecole d’Art de Douai, répond au souhait le plus cher du musée de partager, promouvoir et distinguer la création céramique contemporaine. Ainsi, quarante-deux cloches réalisées par 23 céramistes sont exposées au bout du bassin de La Piscine jusqu’au 11 juin 2017.

La cloche, « écho du ciel placé près de la terre » sous la plume de Victor Hugo, est l’un des plus anciens instruments sonores. Modeste et universelle à la fois, elle se présente sous des aspects les plus divers, autorisant ainsi tous les matériaux, toutes les tailles, tous les galbes, tous les ornements.

Véritable « vase sonore », la cloche est caractérisée par sa portée acoustique et son usage. Elle rythme la vie quotidienne, tant profane (rassemblement, alerte, appel, guide, fête…) que sacrée (accompagnement et ponctuation des cérémonies). Céramistes campanophiles, ils ont conçu et réalisé une, deux ou trois cloches, clochettes, grelots dont ils ont déterminé la fonction. Ces créations les révèlent artiste, technicien, musicologue, inventeur, ethnologue, bricoleur, poète, tintinabuleur…

Amélie Vidgrain, directrice de l’Ecole d’Art de Douai

 

En ce long weekend de Pâques, nous avons ainsi eu le plaisir d’admirer les différentes créations des artistes céramistes : que de possibilités et de finesse pour un seul et même sujet !

 

Crédit photo 1 : Marie SAMSON
Petits puits sonores aux lignes pures et géométriques, design et poésie pour cloches à poser, Prix du jury 2015.
Coulage et travail à la plaque, porcelaine émaillée et cordon coton, cuisson four électrique.

Hygge

Apparu dans les années 30 dans la lignée du Bauhaus, le design scandinave est un mouvement marqué par l’aspect fonctionnel et la simplification des formes. De nombreux designers se sont ainsi concentrés sur la maison : mobilier, luminaires, textiles, arts de la table,… avec des matériaux naturels comme le bois ou le cuir. Bien que le mot d’ordre soit l’épure, on retrouve souvent dans les créations une forte relation à la nature.

Les grands noms du design scandinave tels Alvar Aalto, Arne Jacobsen, Borge Mogensen, Hans J. Wegner, Verner Panton, Poul Henningsen, Maija Isola… sont considérés comme les pères fondateurs sur lesquels le nouveau design scandinave continue de s’appuyer aujourd’hui. Durabilité, fonctionnalité, fiabilité se mêlent à des valeurs moins matérielles comme l’audace, la joie, la simplicité et convergent entre autre vers un même et sympathique concept : le HYGGE (prononcer HOU-GA).

D’origine danoise et norvégienne, le HYGGE fait référence à un sentiment de plénitude et de bien-être, une atmosphère chaleureuse et une humeur joyeuse. C’est un état d’esprit positif procuré par un moment agréable et convivial. Ce terme, très courant au Danemark, se traduit difficilement dans d’autres langues, mais s’exporte très bien, notamment grâce au design scandinave ! Meik Wiking, Président de l’Institut de recherche sur le bonheur de Copenhague a récemment publié Le Livre du Hygge, Mieux vivre la méthode danoise et explique cela en quelques mots :

C’est profiter de ceux que l’on aime en passant du temps auprès d’eux, avec ce sentiment de se sentir chez soi, en sécurité.

hygge le livre sur le bonheur façon danoise

Le Livre du Hygge vous invite ainsi à découvrir les grands principes de cette philosophie de vie danoise, avec de nombreux conseils et idées pour l’incorporer à votre quotidien : se détendre et faire un break, profiter de l’instant présent, se blottir à la lumière des bougies, prendre soin de ses relations et passer plus de temps avec ses proches, s’autoriser des petits plaisirs (les gâteaux font partie du Hygge !), le tout dans une belle ambiance déco.

(On notera au passage la belle édition et les illustrations graphiques de cet ouvrage.)

Bref, le HYGGE c’est un peu le YOLO façon scandinave !

14,95 euros sur le site des Editions First !

no-rocket : studio graphique qui travaille en RVB

Voir la vie en RVB

RGB : Red, Green, Blue, (abrégé en RVB pour les francophones), nous vient de l’anglais. « Rouge, Vert, Bleu » c’est tout simplement le système de codage informatique des couleurs.

Mais l’informatique peut parfois être poétique ! Le studio No-Rocket ré-interprète cet acronyme pour devenir Riso-Graph-Blobs. Une petite série d’estampes développée pour explorer le potentiel, les possibilités et la beauté des petites imperfections de l’impression Risograph. Rouge, Vert et Bleu sont les seules couleurs utilisées pour ces compositions graphiques. Une façon de tester, de moduler et de mélanger ces trois couleurs si basiques pour obtenir une palette de teintes plus chaudes et plus complexes. En ce qui concerne l’impression, les transparences obtenues en RVB à l’écran se traduisent par des encres de soja transparentes et des effets de surimpression.

Travail de couleurs RVB par No-Rocket

Francesco Zorzi, designer visuel italien qui vit et travaille aux Pays-Bas, vogue entre la fabrication et l’illustration. No-Rocket, son studio, trouve ainsi son inspiration dans les intersections entre les disciplines et créé un travail visuel qui se distingue par une forte empreinte «pratique». Expérimenter via les techniques de la conception graphique, de l’illustration et se servir des matériaux comme des outils pour la narration visuelle.

Pour découvrir l’ensemble de son travail, son joli site présente de nombreux autres travaux de composition graphiques.

 

Crédit photos et images : Francesco Zorzi, No-Rocket

RGB / Riso-Graph-Blobs
Edition limitée à 15 (commande sur demande)
3 colors Risograph printing,
Bright Red, Green, Blue
432 x 626 mm

retrouvez notre visite sur Instagram

Art Up! 10e édition de la foire d’art contemporain à Lille

Ce Weekend a eu lieu la dixième foire d’art contemporain Art Up!, l’occasion de découvrir les artistes émergents, de croiser des talents connus ou encore de passer faire un coucou à des amis.

100 galeries et éditeurs se sont donnés rendez-vous du 2 au 5 mars 2017 à Lille pour la 10e édition d’Art Up!, première foire d’art contemporain en région (tout ne se passe pas à Paris !).
Cette année, la foire a choisi le thème : « AR(T)CHITECTURES : En quoi l’architecture influence les artistes contemporains et inversement ? » De quoi célébrer cette nouvelle édition 2017 en beauté !

« L’architecture s’est imposée naturellement. En effet, il s’agit d’une réalité majeure qui regroupe toutes les formes d’art. Les artistes interviennent dans la ville, les oeuvres sortent des musées et deviennent des éléments de vie dans la ville. », explique le directeur artistique d’Art Up!

logo art up foire d'art contemporain

Ainsi, plus de 60 artistes se sont prêtés au jeu. Nous avons notamment pu voir l’exposition inédite de l’artiste Marc C. Woehr, présentée par la Urban Art Gallery, qui propose deux cubes de dimensions différentes. Loin d’une simple représentation de la ville, l’artiste joue avec l’architecture, sa structure et sa dynamique, et créé des oeuvres libres d’interprétation très graphiques. Les cubes de l’artiste sont composés de vues aériennes en deux dimensions et transformés en relief — en bois — pour un résultat à la fois fragile et complexe.

Marc C. Woehr puise son inspiration dans l’avant-garde russe et notamment chez des artistes comme El Lissitzky ou Kazimir Malévitch. Ses oeuvres abstraites, aux dominantes blanches, noires, grises, rouges, nous rappellent les gammes par ces deux grands artistes.

Crédit photo : © 2013 Marc C. Woehr – all copyrights protected

Exposition inédite de Marc C. Woerh Art Up Lille 2017

Au fil des allées d’Art Up!, nous avons revu le travail de Bruce Clarke, artiste Sud-africain dont nous avions réalisé le catalogue d’exposition Who’s afraid? pour la Galerie de Arts Derniers en 2010. Son travail de peinture reste majeur et indispensable ; militant anti-apartheid au temps de l’apartheid en Afrique du Sud, il intègre cet engagement politique dans ses recherches plastiques et se situe dans un courant de figuration critique. Bruce Clarke voit dans l’art un moyen d’expression et d’information, une façon de porter un regard sur le monde qui nous entoure tout en s’efforçant de peser sur le cours de l’histoire.

Bruce Clarke art up 2017

Enfin, au détour d’un stand, tel un clin d’oeil nous retrouvons la Galerie Joel Knafo dont nous avons conçu le site internet en 2013.
Plus de photos sur notre compte Instagram !

Galerie Joel Knafo, Paris

Galerie Joel Knafo Art Up Lille 2017

Foulards de la collection Printemps-Ete 2017 de Ma Poésie

Design textile

Parce que nos métiers ne se façonnent pas que sur du papier ou des écrans, certains designers travaillent les couleurs et les matières sur le tissu. Artistes touche à touche et souvent polyvalents, les créateurs textiles s’expriment sur tous types de tissus. Au fil des pages de magazines de design et sur les salons dédiés à la mode et à la maison*, nous avions découvert le style abstrait et coloré de Cassie Byrnes, créatrice textile à Melbourne et celui, plus familier, de la créatrice française Elsa Poux avec sa marque Ma Poésie.

Les deux créatrices ont imbriqué mode et maison, et déclinent leurs univers faits de motifs graphiques sur des collections de textile allant des étoles aux tapis, en passant par les coussins et allant même jusqu’à la papeterie. Il y a un aspect artisanal très séduisant qui donne envie de reprendre pinceaux et crayons pour repenser nos métiers. Nos écrans sont omniprésents et sont bien évidemment des outils indispensables, mais en tant que graphistes, il est nécessaire — et même vital — de se recentrer sur le coeur de notre activité et de revenir aux fondamentaux pour mieux se réinventer. Comme l’explique Cassie sur le site de son studio Variety Hour le process de travail allie à la perfection la dimension artisanale et la dimension digitale :

Toutes les oeuvres commencent par explorer un thème et jouer avec la couleur, le motif et l’échelle. Les peintures sont créées à partir de gouache et de pigments qui sont ensuite numérisées et travaillées pour être appliquées aux créations, aux vêtements et aux accessoires. Tous les vêtements sont conçus et taillés avec simplicité, laissant la part belle à l’impression.

Studio de Cassie Byrnes, créatrice textile australienne

Créations à la gouache de Cassie Byrnes

Créations de motifs par Cassie Byrnes

Création de motifs abstraits par Cassie Byrnes

Crédits photos : Variety Hour / © Cassie Byrnes

 

De son côté, Elsa Poux puise son inspiration aux quatre coins du monde, et revient à chaque saison avec un répertoire métissé dont elle se plaît de réinventer les codes. Ses créations rythmées et colorées, interprétations graphiques et modernes, conservent toutefois une façon de travailler traditionnelle et respectueuse.

…elle qui a su imposer rapidement un style très personnel et une identité graphique forte dont la modernité n’exclut aucune référence à une tradition lointaine ou ancienne. Bien au contraire. Ainsi Elsa Poux a-t-elle choisi, par exemple, de faire imprimer aux cadres ses créations. Une technique artisanale par laquelle formes et trames apparaissent et se composent patiemment, couleur après couleur, à chaque passage de cadre…

 

Foulard créé par Elsa Poux pour la marque Ma Poésie

Foulards de la collection Printemps-Ete 2017 de Ma Poésie

Création textile de Elsa Poux pour sa marque Ma Poésie

Tapis dessinés et créés par Ma Poésie

Au-delà du textile, le dénominateur commun de ces deux créatrices reste l’élégance !

Retrouvez les créations en vente sur leurs eshop : Ma Poésie & Variety Hour Studio

Crédits photos : Collections Mapoésie, collection PE 2017 / Photos © Eugenia Sierko

(*) Maison et Objet, Who’s Next

L’Art du papier

Ces dernières années des artistes, des graphistes et des créateurs ont mis en lumière l’utilisation du papier. Fort de ses couleurs, de ses textures et de sa grande malléabilité, il devient un outil pour sculpter et travailler en 3D, un terrain de jeu illimité pour la typographie, les beaux ouvrages et même le motion design.
Lorsque le domaine dit « print » a tendance à laisser place au digital, ces artistes du papier offrent une réponse subtile à un monde en pleine mutation.

Le studio Belge Ink Studio fête tous les ans la nouvelle année avec des créations en papier assez incroyables. Beaucoup de temps et de préparation pour des visuels qui démontrent bien toute la passion que porte le studio au papier.

création en papier du studio belge INK studio pour l'année 2015création en papier du studio belge INK studio pour l'année 2015

Nos matières premières : « la passion, et le papier » ! Nous travaillons ce médium dans une approche résolument orientée tactile design et paper design en tant qu’art du papier. Notre démarche associe le digital et le fait-main authentique. Du grain au pixel, nous traçons, découpons, plions, assemblons pour donner vie et couleurs à votre imaginaire.

création en papier du studio belge INK studio pour l'année 2013création en papier du studio belge INK studio pour l'année 2013

Crédit photo : INK Studio

 

La designer indépendante Sabeena Karnik créée des oeuvres 3D en papier coloré et a rapidement été repérée par les grandes marques pour illustrer et égayé des communications variées. Sur sa page Behance ou sur Instagram, elle présente son portfolio pro et quelques essais personnels. Elle réussit ainsi à marier la typographie (son premier amour) avec le papier sans pour autant sacrifier le digital. Et ce sont des agences et des clients du monde entier qui la sollicitent jusqu’à Mumbai où elle réside et travaille.

Travail de sculpture papier en 3D par la créatrice et illustratrice Sabeena Karnik

Pour les USA, Sabeena Karnik a été chargée de réaliser des illustrations pour l’équipe de natation Olympique. Ces 3 illustrations (non typographiques) sur le thème de l’eau, de la victoire et de l’esprit patriotique ont été utilisées pour le matériel promotionnel sur des bannières, des affiches, des calendriers, des sites, etc.

Illustrations de Sabeena Karnik pour l'équipe de natation Olympique des Etats-Unis. Création de Sabeena Karnik pour l'équipe de natation Olympique des Etats-Unis Création de Sabeena Karnik pour l'équipe de natation Olympique des Etats-Unis

Crédit photo : Sabeena Karnik

 

Enfin, le très cool site Make My Lemonade et son univers citronné surfe aussi sur la tendance du papier et met à disposition des tutos de DIY (Do it Yourself) pour fabriquer  de jolies choses en papier. On ne présente plus Lisa du studio Lemonade et ses innombrables projets en cours, mais si vous voulez vous lancer dans de belles réalisations en papier en 3D, sculpter des gâteaux ou des fruits ou même des cactus, suivez le guide !
Creations DIY en papier par le studio Make My Lemonade Creations DIY en papier par le studio Make My Lemonade

Qu’il s’agisse de décorer un évènement ou de réfléchir à un sujet de design graphique dans lequel viendrait s’intégrer des visuels faits maison, c’est l’occasion de s’inspirer !

Creations DIY en papier par le studio Make My Lemonade

Crédit photo : Make my Lemonade, Lisa Gachet