peinture "garden" de David Hockney

Après quelques mois passés à la Tate Modern de Londres, la retrospective David Hockney arrive au Centre Pompidou à Paris.
Du 21 juin au 23 octobre, on plonge dans la joie des couleurs et des piscines du peintre anglais avec plus de 160 peintures. L’expo parfaite par temps de canicule !

Né en 1937 et a bientôt 80 ans, David Hockney n’a rien perdu de sa fraîcheur. A travers cette belle rétrospective, le peintre anglais s’empare d’une palette riche et nous transmet sa joie de vivre. Avec ses couleurs acidulées, ses paysages et ses portraits, il nous invite à un voyage mêlant peinture, photographie et vidéo, entre son Yorkshire natal et la Californie, entre jardins verdoyants et piscines turquoises mondialement connues.

« Je préfère vivre en couleurs. »

Couleurs attirantes à la façon d’un Matisse, pour peindre des paysages et jardins flamboyants. Perspectives faussées pour donner une meilleure vision d’ensemble. Nous sommes bien éloigné des courants les plus-avant-gardistes, mais David Hockney pratique un art figuratif presque expressionniste. Un optimisme à contre-courant qui nous va bien et qui nous communique du bonheur à l’état pur.

Couleurs écrasantes d’une Californie solaire, idyllique et hédoniste où le peintre vivra une grande partie sa vie. C’est le temps des mâles bronzés, de la fraîcheur des piscines bleues (Pool Paintings) et du célèbre A Bigger Splash (1967) — un chef d’oeuvre incontesté. C’est aussi la découverte du papier teinté dans la masse et une petite salle est dédiée au « Paper Pool » : grandes feuilles assemblées et mises bout à bout pour former un format magistral.

 

A Bigger Splash par David Hockney

A Bigger Splash, 1967

 

Portrait of an Artist (Pool with Two Figures), 1972

 

David Hockney, papiers teintés dans la masse

 

« Il n’existe rien de plus intéressant qu’un visage. »

Dessins, croquis, esquisses à l’encre et au crayon ; doubles portraits somptueux où le peintre révèle le lien des couples ; assemblages de photos à la manière des cubistes (et une vraie admiration pour Pablo Picasso au passage)… La figure humaine est aussi une source d’inspiration inépuisable pour le peintre. Il cherche à approcher la vérité de ses modèles qui sont tous des intimes, des amis ou de la famille (Peter Schlesinger, son amant, Ossie Clark, couturier, Celia Birtwell, son amie de toujours…).

Christopher Isherwood and Don Bachardy, 1968

 

« Certains trouvent mon œuvre un peu décousue, mais je pense qu’il y a une continuité, dans la manière d’envisager le temps et l’espace. Le temps est élastique et je joue avec ça. »

Self Portrait, 1954

David Hockney
du 21 juin au 23 octobre 2017
Centre Pompidou, Paris 4e